Danse Tribale

Partage – Cohésion – Plaisir de danser
« Flock of birds » Le vol des oiseaux ou la représentation de la femme dans l’ATS (American Tribal Style Bellydance) La danse dite tribale est un style de danse récent né aux Etats-Unis. Elle est connue sous le sigle ATS signifiant : American Tribal Style Bellydance (danse orientale de style tribal américain). Sa particularité est d’être improvisée par un groupe parfaitement synchronisé, dans lequel une danseuse « meneuse » conduit la danse, tandis que les autres danseuses « suiveuses » reproduisent, en parfaite harmonie, les gestes de la première, grâce à un système de clés. Il s’agit d’une danse où le groupe l’emporte, sans pour autant en nier les individualités. La meneuse dirige un moment puis cède sa place à une autre danseuse qui devient alors meneuse à son tour.
Ce style de danse est né en partie de la vision féministe de Masha Archer qui, en réaction à l’image stéréotypée de la danseuse orientale sexy et provocante, décide de modifier l’ostentatoire costume deux pièces à paillettes ! Elle couvre les jambes de ses danseuses avec des sarouels (pantalons bouffants) et leurs cheveux avec des turbans, et remplace le soutien-gorge par un choli (blouse indienne). Désormais, c’est la danse qui doit être appréciée, et non plus telle ou telle partie du corps de la danseuse. Le but de la danse n’est pas d’éveiller le désir chez l’homme, mais de proposer une danse plaisante pour tous.
La danse tribale se débarrasse ainsi de la tendance à l’objectification et à l’auto-objectification de la danseuse, tendance très présente dans la danse orientale moderne et héritée des Ghawazi égyptiennes. Cette tradition enjoignait aux danseuses de se plier aux attentes du public masculin dont l’éveil du désir se mesurait à l’aune de l’argent gagné.
Ancienne élève de Masha Archer, Carolena Nericcio élabore la posture spécifique aux danseuses tribales : le buste est relevé fièrement à la manière du flamenco, privilégiant une rétroversion du bassin et un ancrage assuré au sol. Des mouvements adaptés à l’improvisation et débarrassés des poses suggestives véhiculent une image de femme forte et non plus offerte. Les danseuses y puisent assurance et bien-être corporel, découvrant la beauté d’un corps qui ne se soumet pas aux normes esthétiques sociales.
De plus, le fait d’être tour à tour meneuse puis suiveuse apprend aux femmes à se libérer de la structure habituellement hiérarchisée de tout groupe. Ce style de danse développe ainsi la solidarité féminine et renforce la bienveillance entre les danseuses en invitant chacune d’elles à laisser de côté toute forme de compétition. Il ne s’agit pas d’être la plus belle ou la meilleure du groupe, mais de diriger et de suivre au mieux, dans l’intérêt de la tribu toute entière.
Refusant l’idée qu’un corps féminin dansant, exposé au regard de l’autre, soit vu comme obscène, la danse ATS célèbre au contraire la force et la beauté de la Femme. Elle met en scène des danseuses fières de leur féminité, partageant un même langage artistique, et les fait danser ensemble en parfaite communion, tel le vol des oiseaux.
Ecrit par l’association Parfum Tribal Parfum Ghawazi. © 2011 – Parfum tribal, Parfum Ghawazi

QUE VOUS APPORTERA LA DANSE TRIBALE ?
PHYSIQUEMENT :
– Le travail en danse tribale est très axé sur le maintien et la posture du corps, qui tend vers l’élégance et la féminité. Au fur et à mesure, c’est la posture au quotidien qui se corrige.
– Cette danse renforce, tonifie et dessine les muscles du corps (abdominaux, dorsaux, bras)
– On développe une conscience corporelle très fine, grâce au travail d' »isolations » des mouvements.
Comme toutes les activités physiques, elle permet aussi de brûler les calories 🙂
PSYCHOLOGIQUEMENT :
Le cours est un moment pour soi, pendant lequel l’esprit est totalement dévoué à la danse : on peut ainsi faire une pause et oublier ses tracas quotidiens.
– En ATS®, le concept de semi-improvisation développe la créativité, la spontanéité, la confiance en soi et l’affirmation de soi.
– La notion de tribu fait référence au principe d’égalité des rôles (chaque danseuse étant tour à tour meneuse et suiveuse) : cela développe l’entraide et le soutien mutuel, la bienveillance, et un profond respect de chacune, avec ses différences, ses capacités, ses limites.
– Les danseuses partagent une sorte de « pacte secret » : celui de suivre fidèlement son leader, dans ses réussites comme dans ses erreurs, sans le juger. Cela développe une forte confiance en ses partenaires.
De l’initiation totale au perfectionnement, tout le monde trouvera quelque chose à la mesure de ses besoins ! Nous souhaitons vous voir progresser, vous donner les outils nécessaires pour évoluer rapidement. Nous tenons beaucoup au caractère social de cette discipline, de cette danse « en tribu » : il s’agit de danser ensemble, avec d’autres, ce qui implique nécessairement l’échange, l’écoute et le partage.
Texte de : http://ssya.sopixi.fr/cours.htm

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